Tendances agroalimentaires #DIY

Le « faire soi-même » a (encore plus) la côte : 96% des Français défendent ce nouveau mode de consommation, tous profils sociaux professionnels confondus !

Les principales motivations :
– par souci écologique : 73%
– réaliser des économies : 65%
– s’assurer de consommer des produits de bonne qualité : 67%.

Le DIY permet en effet de recycler, upcycler, consommer moins de ressources… il permet par ailleurs de faire du sur-mesure, rejoignant ainsi une autre tendance forte : la personnalisation. C’est aussi, et de plus en plus, une façon de dire non à la surconsommation, de tendre vers la « sobriété heureuse » chère à Pierre Rabhi.

Les produits alimentaires figurent en première place lorsqu’il s’agit de mettre la main à la pâte (88%). Viennent ensuite les objets à réparer (67%), le recyclage (57%) et, dans une moindre mesure, les produits ménagers (24%) et les cosmétiques (16%) – de préférence bio, sans conservateur, sans colorant…
Facilitée par internet où chacun trouve facilement des tutos et des plateformes dédiées, cette tendance s’avère amplifiée par la crise sanitaire Covid-19, notamment dans le domaine alimentaire :
43% des Français ont passé plus de temps à cuisiner pendant le confinement, 31% déclarent souhaiter conserver cette habitude post confinement.

Certains l’ont bien compris et les initiatives fleurissent : Brin de Foli propose 4 gammes de ferments qui se marient à tous les laits végétaux pour réaliser différents types de yaourts maison souvent sans gluten et sans lactose. Orisae a lancé un « Kit Kombucha » avec une souche à cultiver et rejoignant la tendance des produits fermentés ; kit Kombucha que l’on retrouve sur le site « uncommongoods » parmi bien d’autres kits : cuisine moléculaire, bière, madeleines, bubble tea… La boulangerie parisienne Mamiche propose quant à elle des pâtes à pizza, pâtes à crêpe, pâtes brisée et feuilletée, de la farine, des pains bun ou à hot-dog. A Angers la boulangerie-pâtisserie La Régalade un kit à tarte aux pommes ou aux fraises artisanale et à burgers maison. Dans différentes régions les baguettes précuites vendues par les boulangers ont connu un franc succès pendant le confinement.

A noter que l’on peut constater un « glissement » du simple assemblage de produits (comme pour les kits repas) vers un retour à la « vraie » cuisine : 82% des Français prévoient davantage cuisiner uniquement à partir de produits bruts, non transformés, dans les 5 prochaines années.
Les motivations : « pour m’assurer de manger des produits sains » (46%), loin devant « pour m’amuser, me faire plaisir, m’épanouir » (15%), « éviter le gaspillage » (12%), « faire des économies » (10%).

Initialement portée par les plus diplômés et les classes plutôt aisées, dans un climat intellectuel qui (re)valorise l’artisanat et une nouvelle forme de distinction sociale par le « faire », rejoints par les ménages au pouvoir d’achat diminué par la (les) crise(s), il apparaît que la tendance DIY va poursuivre sa progression… un joli champ d’actions pour les innovations agroalimentaires !

Sources :
Observatoire E. Leclerc des nouvelles consommations (Ipsos – échantillon national représentatif de 1051 personnes âgées de 16 à 75 ans ; panel interrogé en ligne les 24/04 et 25/04 2020 selon la méthode des quotas).
Etude Too good to go
La Toque magazine